L’année du chat

Dans « l’année du chat » (Seuil, 2014), Karine Miermont nous livre le récit des derniers mois de vie de sa chatte Niña, atteinte d’un cancer.

 Niña a 14 ans quand le livre commence. Son nom est dû au fait qu’elle est née en Espagne. Elle vit à Paris, dans un immeuble où elle ne se gêne pas pour visiter les appartements voisins, adorée par Karine, son mari et leurs deux enfants adolescents. Lorsqu’une tumeur apparaît sur son dos, on diagnostique un cancer incurable. Des séances de radiothérapie sont néanmoins pratiquées de manière à freiner l’évolution du mal. Continuer la lecture de « L’année du chat »

Villa Jasmin

Dans « Villa Jasmin » (Librairie Arthème Fayard, 2003), Serge Moati raconte la vie de son père, décédé à Tunis en 1957 alors qu’il avait onze ans.

 L’auteur de « Villa Jasmin », journaliste et réalisateur, ne s’appelle pas Serge Moati, mais Henry Haïm Moati. Serge était le prénom de son père. Pour le jeune Henry, un mythe d’une envergure écrasante, et aussi une cruelle absence. Le livre vibre de l’admiration du fils pour son père, et de la frustration de l’avoir perdu trop vite. Continuer la lecture de « Villa Jasmin »

L’Apollonide

Arte TV a diffusé récemment « L’Apollonide, souvenirs de la maison close », un film de Bertrand Bonello (2011).

 Le film se déroule en 1899 – 1900. Madame Marie-France (Noémie Lvovsky) est la patronne d’un bordel de luxe où elle vit elle-même avec ses deux jeunes enfants. Une douzaine de prostituées travaillent et vivent dans la maison close. Elles partagent leur intimité entre filles, elles font commerce de leur intimité avec les hommes qui fréquentent l’établissement. Continuer la lecture de « L’Apollonide »

Poésie sur les traces de la Bible

Agnès Gueuret a publié aux éditions Le Corridor Bleu cinq recueils de poèmes sur les traces de la Bible.

 La voix du poète ne nait pas de nulle part. Elle est précédée par celles de poètes, d’écrivains, de prophètes contemporains ou appartenant à des âges révolus. Ces voix s’insinuent dans la conscience des personnes et leur permettent d’effectuer un passage (une transhumance !). Elles passent de l’aveuglement à la « reconnaissance d’un amour veillant à notre porte et n’attendant que notre décision pour advenir en nous et par nous ». Dans la douleur et dans la joie, dans le doute et la tendresse, elles s’engagent dans une aventure spirituelle qui les amène à défendre l’opprimé, délier les liens des prisonniers, se dépenser pour que soient respectés les droits humains. Continuer la lecture de « Poésie sur les traces de la Bible »