Villa Jasmin

Dans « Villa Jasmin » (Librairie Arthème Fayard, 2003), Serge Moati raconte la vie de son père, décédé à Tunis en 1957 alors qu’il avait onze ans.

 L’auteur de « Villa Jasmin », journaliste et réalisateur, ne s’appelle pas Serge Moati, mais Henry Haïm Moati. Serge était le prénom de son père. Pour le jeune Henry, un mythe d’une envergure écrasante, et aussi une cruelle absence. Le livre vibre de l’admiration du fils pour son père, et de la frustration de l’avoir perdu trop vite. Continuer la lecture de « Villa Jasmin »

Carthage

Il est peu de sites aussi chargés d’histoire que Carthage, à une vingtaine de kilomètres de Tunis. La flânerie y est particulièrement agréable.

 Carthage a été fondée par les Phéniciens en 814 avant JC. Elle fut capitale d’un empire, l’empire punique, qui contrôla au temps de sa splendeur une grande partie de l’Afrique du nord, le sud de l’Espagne, la Sicile, la Sardaigne, Malte et les îles Baléares. Construite sur un promontoire péninsulaire, elle compta jusqu’à 400.000 habitants, une population énorme dans l’Antiquité. Continuer la lecture de « Carthage »

D’une vie à l’autre

Une vie de famille construite sur l’amour mais aussi sur le mensonge peut-elle subsister lorsque la vérité éclate ? Telle est la question posée par le film « d’une vie à l’autre » du réalisateur Georg Maas.

 Pendant la guerre, des enfants nés de relations entre des femmes norvégiennes et des soldats de l’armée d’occupation allemande furent arrachés par les Nazis à leur mère et placés dans des orphelinats en Allemagne pour contribuer au renouveau de la race aryenne. Dans les années 1960, la Stasi introduisit en Norvège des orphelins en les faisant passer pour les fils ou les filles de mères à qui leur enfant avait été arraché, dans le but d’espionner les activités militaires norvégiennes. Continuer la lecture de « D’une vie à l’autre »

Into that darkness

Traduit en français sous le titre « au fond des ténèbres », le livre de Gitta Sereny (1974) explore la conscience du commandant du camp d’extermination de Treblinka.

 Le titre anglais est « into that darkness, from mercy killing to mass murder » : pénétrer dans cette obscurité, de la mise à mort compassionnelle au meurtre de masse. L’auteur est Gitta Sereny (1921 – 2012). Née à Vienne d’un père protestant hongrois et d’une mère juive, elle s’occupa pendant la guerre d’enfants réfugiés en France puis s’exila aux Etats-Unis. Après la guerre, elle fit partie d’un programme d’aide des Nations Unis aux réfugiés en Allemagne, puis s’installa en Grande Bretagne. Elle assista au procès de Nuremberg en 1945 et s’intéressa au cheminement qui conduisit des êtres humains présumés normaux à commettre des crimes contre l’humanité. Continuer la lecture de « Into that darkness »