Dubin’s lives

Dubin’s lives, roman publié en 1979 par Bernard Malamud (1914-1986) a été récemment publié en français sous le titre « les multiples vies de William D. » par les éditions Rivages, dans une traduction d’Olga Teodoroff. Les citations incluses dans cet article ont été traduites par l’auteur de « Transhumances ».

William Dubin, né de parents pauvres dans le quartier juif de Brooklyn, a maintenant 56 ans. Il a commencé sa vie professionnelle comme journaliste spécialisé dans les nécrologies. Il a alors découvert sa vocation. Il est devenu biographe, Il a notamment publié la vie de Henry David Thoreau (1817-1862) et celle de Mark Twain (1835-1910). Il s’attaque à celle de l’écrivain britannique D. H. Lawrence (1885-1930). Continuer la lecture de « Dubin’s lives »

Chronique d’étonnement n°75

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, je m’étonne que l’on continue à présenter la construction de nouvelles prisons comme une solution à la délinquance. Je partage l’effarement de beaucoup d’Européens face à l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Je découvre l’intérêt d’un petit garçon pour la mort. J’admire les personnes âgées qui décident de voyager malgré les maux que leur inflige la vieillesse. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°75 »

Ma vie Ma gueule

« Ma vie Ma gueule » peut être considéré comme le film-testament de Sophie Fillières, décédée il y a un an à l’âge de 58 ans, peu après la fin du tournage. Elle avait demandé à ses enfants, Agathe et Adam Bonitzer, de superviser le montage et la diffusion.

Le texte de présentation du film indique de quoi il s’agit. « Barberie Bichette, qu’on appelle à son grand dam Barbie, a peut-être été belle, peut-être été aimée, peut-être été une bonne mère pour ses enfants, une collègue fiable, une grande amoureuse, oui peut-être… Aujourd’hui, c’est noir, c’est violent, c’est absurde et ça la terrifie : elle a 55 ans (autant dire 60 et bientôt plus !). C’était fatal mais comment faire avec soi-même, avec la mort, avec la vie en somme… » Continuer la lecture de « Ma vie Ma gueule »

Tout avoir

Dans « avere tutto », roman publié en italien en 2022, Marco Missiroli raconte, jour après jour, les dernières semaines de vie d’un père dont le fils, quadragénaire, est venu au chevet. Il a été traduit en français sous le titre « tout avoir » (Calmann-Lévy, 2024). Les citations incluses dans cet article sont de l’auteur de « transhumances ».

 Sandro Pagliarini a tout perdu. Ses économies, la fille qui partageait sa vie, son travail dans la publicité à Milan. À court de ressources, il part à Rimini et s’installe chez son père, Nando. Celui-ci est en soins palliatifs et n’en a plus que pour quelques semaines à vivre. « Que faisons-nous ? » demande le psychologue de l’hôpital. « C’est une des questions qui cache la conscience de la fin », observe Missiroli. Continuer la lecture de « Tout avoir »